ÉTUDE ARCHÉOLOGIQUE SUR L'ABBATIALE DE BOUZONVILLE
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EDIFICES ANTERIEURS

 

ABBAYE ROMANE (1/2)

 

Agrandissement

La " pancarte de Bouzonville " nous permet d'affirmer l'existence d'un oratoire, ou tout au moins d'un autel, dès 1033 à Bouzonville. Ce document ne fournit, comme la plupart des textes des XIe et XIIe siècles se rapportant à des églises, aucun renseignement précis sur l'abbaye romane. Malgré ces réserves, les notes historiques de la " pancarte " nous donnent quelques indications sur le monastère et l'église de cette époque. La sépulture de l'épouse du fondateur, Judith, qui se trouvait " in medio monasterii ", accrédite l'existence de bâtiments monastiques au centre desquels elle aurait été enterrée. Une autre note historique précise que Judith, restée en sa demeure pendant le pèlerinage du comte, fit construire le monastère de Bouzonville : "...ipsa interim domi residens, Monasterium Buosonis-villae construxit venerandae Crucis in honorem. " Cette note est peut-être à l'origine des versions douteuses citées précédemment, de F.N.Bouvier du Molart et d'Antoine d'Esch, qui affirment que l'épouse du comte Adalbert avait converti leur demeure en monastère. Plus loin, une autre note historique de la " pancarte " attribue aux deux époux la construction de l'église qualifiée d'oratoire : " Adalbertus Comes Marchio, et uxor juditha (...) oratorium Buosonis-villae construxerunt in honore sanctae Crucis... ".

Choeur à chapelles rayonnantes

Quelques indications nous permettent d'entrevoir le sanctuaire, en particulier la dédicace complète de l'église. Celle-ci fut construite : "...in honore victoriosissimae sanctae Crucis, et sanctae Mariae perpetuae Virginis, ac sancti Petri, et multorum sanctorum, quorum inclytae reliquiae in eodem sunt reconditae ". L'église est donc dédiée à la Sainte Croix, à sainte Marie et à saint Pierre, ce qui semble indiquer que, dès la consécration ou peu de temps après, l'oratoire possédait un choeur à plusieurs chapelles, ou absidioles.



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