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ÉTUDE ARCHÉOLOGIQUE SUR L'ABBATIALE DE BOUZONVILLE
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L'appendice axial, dont le parement est intégré aux contreforts, est contemporain de la construction. Il enjambe ce qui devait être l'ossuaire du cimetière qui s'étendait au chevet de l'abbatiale. Sa baie refaite récemment en grès vosgien remplace une petite ouverture quadrangulaire qui n'était pas d'origine. La fonction originelle de cette petite salle voûtée, aujourd'hui réserve eucharistique, s'est perdue depuis longtemps. Kraus la désigne sous le terme latin de " Sacellum ", petit sanctuaire ou chapelle, sans se prononcer sur sa fonction exacte. Son emplacement et sa baie évoquent les armoires eucharistiques. Ces niches ménagées dans le choeur et munies d'une petite fenêtre, sont apparues au XIVe siècle en Lorraine. Elles furent utilisées comme réserve aux saints Sacrements. Leur définition ne peut s'appliquer à ce local : les dimensions intérieures de la chapelle d'axe (3,2m X 1,9m) sont trop grandes pour correspondre à cet usage. De plus, il semble que dans les églises conventuelles, le reposoir ne se trouvait pas dans le sanctuaire, mais dans une paroi du collatéral, comme à Vic ou à münster. Ce n'est pas non plus, étant donné sa structure, une lanterne des morts, que l'ancien emplacement du cimetière pourrait justifier. Son emplacement évoque celui de l'enfeu situé au fond du choeur de la collégiale Notre-Dame de Saint-Dié, qui abritait les reliques de saint Déodat. Il pourrait donc s'agir d'une chapelle sacramentaire, destinée à recevoir, non les reliques d'un saint, mais celles de la vraie Croix.