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ÉTUDE ARCHÉOLOGIQUE SUR L'ABBATIALE DE BOUZONVILLE
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Dans sa déclaration, l'ingénieur et architecte Didier Bugnon précise qu'il s'est déplacé pour "...procéder à l'examen des réparations les plus pressantes et qui sont absolument nécessaires pour la solidité de l'église, et pour l'édification du prochain." L'architecte fait allusion aux travaux réellement nécessaires, comme nous le verrons, à la solidité du clocher, mais aussi aux aménagements du collatéral sud et de la façade, souhaités par les religieux. Pour couvrir les dépenses liées aux travaux d'aménagement, il suffisait de les présenter comme des réparations indispensables auxquelles l'abbé commendataire était tenu de participer. De cette manière, les quelques aménagements du portail gothique couvrirent la construction du portail classique : "...Nous aurions trouvé que le grand portail de l'église, qui correspond à la basse cour de l'abbaÿe, menaçoit d'une ruine prochaine, les pierres ne se soutenant plus par aucune liaison de maçonnerie tomberoient actuellement, la plupart, si elle n'estoit soutenue pas un bois; et pour la réparer, il ÿ faut une nouvelle taille, d'une pierre qui ne soit point gelisse et qui résiste à l'injure des temps". Cette description s'applique apparemment au portail gothique occidental, modifié effectivement comme nous le verrons à cette époque. Il s'agit en fait d'un descriptif des matériaux nécessaires au futur portail latéral, en des termes entretenant savamment la confusion.