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ÉTUDE ARCHÉOLOGIQUE SUR L'ABBATIALE DE BOUZONVILLE
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S'il nous est permis ici d'introduire une digression, nous noterons que l'édifice était insuffisamment éclairé. La construction du nouveau cloître devait en effet avoir occulté les fenêtres du collatéral nord. Ce constat va dans le sens de notre hypothèse concernant le remploi des fenêtres hautes dans le collatéral nord, avant 1684. En outre, dans le cas où des baies eussent déjà existé dans le collatéral sud, celles-ci devaient être de dimension réduite, proche de celle de la fenêtre de la première travée du collatéral nord. Si ces baies étaient en place, il est certain qu'elles furent remplacées en 1715 par de grandes baies cintrées simplement vitrées, dans le goût du XVIIIe siècle. Les fenêtres néo-gothiques ne leur succédèrent que dans la seconde moitié du XIXe siècle.
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Les termes choisis de l'expertise du 15 Juin 1715 permettaient d'une part d'obtenir l'aval de l'abbé commendataire pour les dépenses et de les justifier dans les comptes de l'abbaye, d'autre part de légitimer les travaux en cours, dans l'éventualité improbable d'une visite de celui-ci à Bouzonville. Les aménagements portant sur le collatéral sud se terminèrent rapidement. Le plan de 1733, d'une grande précision, indique que les travaux étaient achevés : le mur goutterot du collatéral sud est en effet parfaitement aligné sur les bâtiments construits en 1698.