EDIFICE
ACTUEL
NEF DE L'ABBATIALE
Combles,
voûtement et fenêtres hautes
Les
clefs de voûte armoiriées soulèvent, comme nous l'avons
vu, la question du voûtement. Elles pourraient accréditer l'hypothèse
d'un voûtement tardif, si nous ne l'avions écartée. Techniquement,
nous savons que ces voussoirs furent posées en même temps que le
voûtement. Or, d'un point de vue formel et stylistique, celui-ci eut probablement
lieu au XIVe siècle. Ce raisonnement fort simple implique que les clefs
de voûte, seulement épannelées, furent sculptées
en place, ou dotées d'une face sculptée, bien après la
pose.
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Suivant
l'exemple de leur prédécesseur Gutzon de Wiskirch, les abbés
successifs ont en effet pu légitimement vouloir représenter leur
armes, sur les quinze autres clefs de voûte de l'abbatiale, en commençant
par les clefs des absidioles ou du vaisseau central. Il est probable que le
blason de Gérard d'Esch fermait, à l'origine, le voûtement
de la quatrième travée. Les armes de son successeur, Jean Risch
de Wiskirch ou de Wiskirchen ( 1413-1451 ), figurant déjà dans
le choeur, celui-ci offrit peut-être la clef de la troisième travée
sculptée d'un agneau pascal, qui daterait alors du XVe siècle.
Quant aux armes de son successeur, Arnauld Wisse de Gerbéviller, elles
occupent logiquement la clef de voûte de la deuxième travée
centrale.