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ÉTUDE
HISTORIQUE SUR L'ABBATIALE DE BOUZONVILLE
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Dans la première moitié du XIe siècle, l'Europe connut un regain de ferveur qui se traduisit par l'érection de nouvelles cathédrales, abbayes, églises ou prieurés. " C'était comme si le monde secouant sa poussière pour rejeter sa vétusté, voulait se revêtir partout d'un blanc manteau d'églises...", notait avec émerveillement le chroniqueur Raoul Glaber. Malgré la pression musulmane, la ville Sainte était encore accessible pour les rares pèlerins qui prenaient le risque de s'y rendre. Pour les autres, de nombreux pèlerinages en Europe ou en France leur permettaient d'obtenir leur rédemption à moindre risque. Le culte des reliques prit des proportions inconnues jusqu'alors. Cet engouement pour les reliques ne se démentit pas tout au long du Moyen Âge. La Lorraine n'échappa point à ce phénomène, et vit éclore de nombreux lieux de pèlerinage. Les plus célèbres, Avioth et Saint-Nicolas-de-Port, actifs dès le XIIe siècle, font parfois oublier la multitude de lieux secondaires, comme Bouzonville, où l'on pouvait vénérer des reliques saintes.