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ÉTUDE
HISTORIQUE SUR L'ABBATIALE DE BOUZONVILLE
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La création de monastère, encouragée ou suscitée par les seigneurs laïcs, était souvent synonyme d'expansion économique. Les progrès techniques aidant, les rendements agricoles augmentèrent et la population commença à s'accroître régulièrement. Cette population rurale chercha souvent protection au pied des demeures seigneuriales, nouvellement érigées, ou autour des monastères. Ainsi, des bourgs se créèrent ou se développèrent autour des châteaux féodaux et des lieux monastiques, qui accueillaient devant leurs portes, marchés et foires. Epinal, Lunéville, ou Dieulouard durent de la sorte leur développement au concours de trois facteurs déterminants : la présence en un même lieu d'un élément politique ( une demeure seigneuriale ), d'un élément religieux ( un monastère ), et d'un élément économique ( un marché ). A Bouzonville, si nous sommes certains de la présence de l'abbaye et d'un marché, l'existence d'une demeure seigneuriale n'est pas attestée. L'épouse du fondateur aurait converti, selon certains auteurs, " ...son château de Bosonville en un monastère...". Cette affirmation difficile à vérifier est développée en particulier dans le manuscrit d'Antoine d'Esch. Si cette version a un fondement de vérité, cette demeure seigneuriale devait garder le passage de la Nied, endroit stratégique où fut construit plus tard un pont. Quoi qu'il en soit, l'abbaye bénédictine fut le principal facteur de développement du bourg médiéval. C'est donc dans un contexte de grande ferveur populaire, et d'expansion démographique et économique, que fut fondée l'abbaye de Bouzonville.