| ETUDE
HISTORIQUE SUR L'ABBAYE DE BOUZONVILLE |
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Que nous apprennent ces notes historiques? Alors que l'épouse du fondateur, la comtesse Judith, faisait construire un monastère en l'honneur de la Croix, le comte Adalbert effectua " pour le salut de leurs âmes " un pèlerinage dans la ville Sainte de Jérusalem. Là, le patriarche lui aurait remis des reliques et un fragment de la vraie croix. A son retour, le comte dota d'alleux, de serfs, et des objets nécessaires au culte le monastère érigé en son absence. Il invita ensuite l'évêque de Metz, Thierry II de Luxembourg ( 1006-1047 ), à bénir le monastère dédié à la sainte Croix. Ce culte pour les reliques de la Croix du Christ est ancien, puisque le premier monastère dédié à la Croix, en France, fut le monastère Sainte-Croix de Poitiers, dont les reliques furent semble-t-il offertes vers 570, à sainte Radegonde par l'impératrice Sophie. La consécration de l'oratoire de Bouzonville, dédié aussi à saint Pierre et à la Vierge, eut lieu le 31 janvier 1033. A sa mort, le comte Adalbert fut inhumé dans l'église même, " In choro sanctae crucis ", où le rejoignit son fils Gérard, alors que son épouse Judith trouva sa sépulture au milieu du moutier, " in medio monasterii ".