ETUDE HISTORIQUE SUR L'ABBAYE DE BOUZONVILLE
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ÉPOQUE MEDIEVALE : LA FONDATION DE L'ABBAYE BÉNÉDICTINE DE BOUZONVILLE ( 1033-1070 )

CONSÉCRATION PONTIFICALE

D'après les notes historiques de la " Pancarte de Bouzonville ", l'abbaye, constituée à partir des donations du comte Adalbert, reçut ses statuts et règlements quelques mois après la mort de celui-ci. Son fils Gérard, comte de Metz, se serait acquitté de cette tâche délicate. Il aurait par conséquent nommé Conon, religieux formé à l'abbaye de Gorze, à la tête de l'abbaye. Le monastère fut semble-t-il confiée à sa création à Poppon de Stavelot. Ce dernier s'était probablement vu confier la charge de mettre en place la nouvelle abbaye, avant de retourner à l'abbaye de Stavelot Malmédy, qu'il dirigea de 1036 à 1048. Les premiers religieux de Bouzonville venaient donc peut-être de cette abbaye Ardennaise. Le comte Gérard aurait ensuite désigné l'avoué de l'abbaye, en fixant ses droits en 1043. Un service d'agent à cheval attaché à l'abbé semblait déjà exister à cette date.


Toujours d'après les notes de la " Pancarte ", Gérard décéda " XII anno post mortem patris ", soit en 1045 selon la chronologie retenue par Ch.E.Perrin. Le " dominium " exercé par Gérard serait passé à ses héritiers mâles : Adalbert ( + 1048 ), Olderic ( + ap.1065 ), et Gérard d'Alsace ( + 1070 ). Ce dernier aurait reçu la visite du pape Léon IX ( 1049-1054 ) et de divers prélats, à l'automne 1049, ou pendant l'hiver 1051, à l'abbaye de Bouzonville. L'ancien évêque de Toul, connu sous le nom de Brunon de Dabo, appelé par Henri III sur le siège apostolique, garda des liens privilégiés avec la Lorraine et l'Alsace. Il consacra près de vingt-cinq églises et quatre autels, dont celui de Sainte-Croix de Bouzonville, si l'on en croit les notes de la " Pancarte ". A chaque fois il délivra des bulles solennelles confirmant possessions et droits des religieux . A la mort de Gérard d'Alsace, en 1070, son fils le duc Thierry II ( 1070-1115 ), aurait cédé à l'évêque de Metz Adalbéron III de Luxembourg ( 1047-1072 ), le " dominiun " sur l'abbaye, ne conservant que le droit de haute avouerie. Quelle que soit la véracité de ces notes, rédigées vers 1192, il est certain que le sort de l'abbaye de Bouzonville resta lié, jusqu'au XVIIIe siècle, aux aléas de la maison ducale.


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