| ETUDE
HISTORIQUE SUR L'ABBAYE DE BOUZONVILLE |
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La puissance temporelle de l'abbaye se traduisit aussi par son droit de patronage sur quelque trente-cinq églises ou chapelles de la région. La plupart d'entre elles furent données en union par des évêques au XIIe et XIIIe siècles. Les églises confiées aux bénédictins de Bouzonville conservaient en principe leurs titres primitifs. Des vingt-trois églises et chapelles du diocèse de Metz placées sous le vocable de la Sainte Croix, quatre seulement ( Bouzonville, Creutzwald et les chapelles primitives de Kirschnaumen et de Aidling ) étaient des fondations de l'abbaye de Bouzonville. A ces quatre sanctuaires, il faut en ajouter trois autres, appartenant au diocèse de Trèves. Le droit de patronage exercé par l'abbaye de Bouzonville sur ces églises était, malgré les frais d'entretien qu'il impliquait, une source de revenus non négligeable. Il convient de les ajouter au cens, et autres revenus déjà évoqués, pour avoir une idée de l'ensemble des revenus de l'abbaye. Ceux-ci se révélèrent pourtant insuffisants au XIVe siècle, à la suite d'un événement imprévisible.