ETUDE HISTORIQUE SUR L'ABBAYE DE BOUZONVILLE
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EPOQUE MODERNE : DE L'EDIFICE MEDIEVAL AUX RECONSTRUCTIONS MODERNES DES XVIIe ET XVIIIe SIECLES ( 1497-1789 )

 

DECLIN ET REFORME DE LA VIE MONASTIQUE ( 1497-1616 )

Réforme de Saint-Vanne et Saint-Hydulphe ( 1612 )

Charles II de Lorraine, évêque de Metz ( 1578-1607 ), promu légat pontifical en 1591 dans les duchés et les évêchés pour la réforme de l'église, fut l'initiateur de ce mouvement de réforme en Lorraine. Le 7 Juin 1595, le fils du duc Charles III réunit à l'abbaye de Saint-Mihiel tous les abbés réguliers, dont l'abbé Sellier, et les prieurs claustraux des abbayes des trois évêchés. Ses intentions étaient de réformer les ordres de Saint-Benoît et de Saint-Augustin, en établissant une congrégation. Le projet était en voie d'accomplissement, mais un an plus tard, la mort inopinée de l'abbé de Saint-Epvre Jacques de Taverny, fut fatale à la réforme. Elle ne devait aboutir qu'en 1603, sur l'initiative de Dom Didier de la Cour, avec l'union des communautés Saint-Hydulphe de Moyenmoutier et Saint-Vanne de Verdun, approuvée par Rome en 1604. La congrégation de Saint-Vanne et Saint-Hydulphe, groupant des monastères gouvernés par des supérieurs temporaires au lieu et place des abbés élus à vie, allait s'étendre en Lorraine, Champagne et Franche-Comté, à cinquante-deux maisons religieuses.


La réforme fut imposée à l'abbaye Sainte-Croix en 1612, par l'évêque de Toul Jean des Porcelets de Maillane ( 1607-1624 ), soutenu par le duc Henri II ( 1608-1624 ). Les moines de Bouzonville acceptèrent mollement de réintégrer le monastère. Ils le firent sous certaines conditions, touchant à l'aménagement de leur procure, du réfectoire, de la cuisine, et des caves...Devant les réticences des religieux, des mesures coercitives furent prises, se traduisant en 1614 par l'expulsion des moines récalcitrants. Sur les huit membres de la communauté, exception faite de l'abbé Sellier, cinq au moins furent mutés, les autres quittèrent l'abbaye, pour être remplacés par des religieux Vannistes. Ce renouveau insufflé à la communauté s'atténua vite, dès le passage de l'abbaye sous le régime de la commende en 1616.


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