| ETUDE
HISTORIQUE SUR L'ABBAYE DE BOUZONVILLE |
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La reconstruction du cloître semble avoir tardé, contrairement à ce qu'affirme l'inscription apposée dans celui-ci :
L'AN 1683 LE 3 DE JUIN LES TOICTS DE L'église ET TOUTTE L'ABAYE FURENT BRUSLES PAR UNE INCENDIE ARRIVE PAR ACCIDENT LA DITE ANNEE ON COMENCA DE JETTER LES FONDEMENT DE CE CLOISTRE LE QUEL EST DEUX FOIS PLUS GRAND QUE LE VIEUX ET APRES Y AVOIR TRAVAILLE SANS DISCONTINUATION IL A ESTE ACHEVE L'AN 1.6.9.2
Deux ans après le sinistre, les religieux durent faire appel au président du bailliage de Sarrelouis, pour contraindre l'abbé commendataire Nicolas Parfait (1641-1690) à participer aux travaux. Ils réclamèrent qu'un tiers de la mense abbatiale fût affecté aux réparations, et qu'une expertise, concernant les travaux à entreprendre, eût lieu à l'abbaye. La visite d'expertise, dont le procès-verbal est perdu, eut lieu le 10 Juin 1686, en présence du bailli de Sarrelouis, de son greffier, et des experts nommés par les deux parties. Le maître maçon et architecte Jean Grivelet, le maître charpentier Jean Harand et le maître couvreur Antoine Vincent représentèrent les intérêts des religieux. Les sieurs Louis Meslin et Grandmaison, charpentier et maçon, furent nommés par le défenseur de l'abbé commendataire, pour la contre-expertise. Trois mois plus tard, le Procureur du Roi, le sieur duchésne, condamna l'abbé commendataire Nicolas Parfait à : "...faire faire les réparations nécessaires des manoirs, et bastiments de la maison et de l'église suivant les rapports des experts, en conséquence que la somme de cinquante-deux mil quatre cents soixante et quatre livres neuf sols six deniers, a laquelle a esté estimé par les d. experts pour les d. réparations, [ serait ] prise chaque année sur le tiers des rentes et revenus de lad. abbaye de Bouzonville, jusques à cette somme soit acquittée et esteinte... ". La reconstruction du cloître commença alors, pour s'achever en 1692.