ETUDE HISTORIQUE SUR L'ABBAYE DE BOUZONVILLE
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EPOQUE MODERNE : DE L'EDIFICE MEDIEVAL AUX RECONSTRUCTIONS MODERNES DES XVIIe ET XVIIIe SIECLES ( 1497-1789 )

INCENDIE DU MONASTERE ET RECONSTRUCTIONS MODERNES (1684-1789)

Prospérité nouvelle( 1680-1789 )

Une économie locale florissante

Sarrelouis

La reconstruction de l'abbaye correspondit à une époque de prospérité pour Bouzonville, qui profita de la politique annexionniste de Louis XIV et de louis XV dans l'Est de la France. Dès la création de Sarrelouis, en 1680, Bouzonville se trouva de facto sur un axe routier fréquenté. En 1756, Dom Calmet résume ainsi la situation : " Le Pont qui est sur la Niede auprès de l'Abbaye, est fort fréquenté par le passage des Troupes, qui viennent de Metz à Thionville ou Sâr-Loüis et réciproquement : ce passage a beaucoup contribué à l'agrandissement de ce Bourg, et à y attirer beaucoup d'Habitans...". La population passa en effet de 140 " feux " en 1719, à 240 en 1766. Promu siège de prévôté dès 1705, Bouzonville accéda au rang de ville en 1742, "...jouissant des droits, privilèges et prérogatives de la ville de Vaudrevanges, cy-devant démolie à cause de la proximité de celle de Sarrelouis que le roy très chrétien à fait bâtir il y a cinquante-sept ans...". Enfin, en 1751, elle devint siège d'un bailliage, comptant près de cent quatre-vingts bourgs et villages.


Agrandissement

Depuis le siège de Philippsbourg en 1734, des troupes étaient envoyées régulièrement en quartier à Bouzonville. L'abbaye étant "...bâtie sur une plate-forme en forme de bastion, soutenue par de hauts murs qui commandent le pont...", il fut question vers 1733 de la transférer en un autre endroit, et de faire, "...du monastère et de l'église qui subsistent aujourd'hui, une espèce de fort et de magasin pour la commodité des troupes qui y passent et y séjournent souvent; et pour la sûreté du passage qui est de grande conséquence, sur-tout en tems de guerre..." Outre ces vertus militaires, l'abbaye possédait celle, bien réelle, de participer à la vie économique : la plus grande partie de ses revenus était réinjectée dans l'économie locale. Après le rattachement de la Lorraine à la France en 1766, ses revenus continuèrent même à augmenter jusqu'à la Révolution.


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