ETUDE HISTORIQUE SUR L'ABBAYE DE BOUZONVILLE
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EPOQUE CONTEMPORAINE : AVATARS DE L'ANCIENNE ABBAYE ET DE L'EGLISE SAINTE-CROIX AUX XIXe ET XXe SIECLES

 

ABANDON ET RENAISSANCE DES BATIMENTS CLAUSTRAUX(1798-2001)

Destruction partielle du cloître (1798-1893)

Agrandissement

L'histoire de l'ancienne abbatiale se sépare de celle des bâtiments monastiques à la révolution. Pourtant, pendant quelques années encore, l'église restera prise entre les bâtiments monastiques. Après la vente de 1798, ceux-ci, vendus par lots, se désagrégèrent rapidement. L'aile est du cloître, où se trouvait l'ancienne sacristie, fut semble-t-il démolie par son acquéreur peu avant 1804. A cette date, la commune reconstruisit, à l'emplacement de l'ancienne, une petite sacristie accolée à l'abside nord de l'église. L'aile sud du cloître, où se trouvait la bibliothèque, déjà détériorée par les eaux pluviales, s'écroula le 30 octobre 1809, pendant que l'on travaillait à la toiture. En 1808, la commune décida de détruire la dernière travée de la galerie occidentale du cloître qui venait s'appuyer sur l'avant-corps de l'église, et qui seule subsistait en façade. Une vue nord de l'abbaye du premier tiers du XIXe siècle, nous montre peu de changements par rapport aux vestiges actuels. Le plan cadastral de 1835 indique qu'une deuxième sacristie, accolée à la première, occupait l'emplacement de l'aile sud du cloître. Le projet de restauration de l'architecte Racine nous montre que cette construction s'inspirait de l'architecture du cloître en vis-à-vis. De plus, des bâtiments avaient été construits sur l'ancienne terrasse de l'abbaye, au nord du chevet. Celui-ci restera construit jusqu'à une époque récente. En 1855, les vestiges du cloître sont pitoyables : G. Boulangé les qualifie de " cloaque infect " en précisant que du fumier et une porcherie occupaient les deux galeries subsistantes. Le cloître allait bientôt trouver une nouvelle affectation, qui le sauva probablement de la destruction totale.

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