| ETUDE
HISTORIQUE SUR L'ABBAYE DE BOUZONVILLE |
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Sous le Consulat, une délibération du conseil nous apprend qu'à cause des infiltrations d'eau par la toiture, le crépissage des murs était tombé, et les piliers et les voûtes présentaient des crevasses. Enfin, des voûtains en partie effondrés, avaient causé des chutes de pierres, entraînant une grande partie de la corniche qui se trouvait au-dessus du choeur. La commune fit donc réparer la toiture, et les vitrages pour éviter le pire. Malgré ces outrages, l'orgue Moucherel, les stalles du choeur et quelques boiseries, survécurent. Les réparations, entièrement à la charge de la commune depuis l'arrêt du conseil d'état du 27 décembre 1804, s'échelonnèrent jusqu'en 1810. Un contremur de cinquante centimètres d'épaisseur dut renforcer l'un des flancs de l'église le 04 novembre 1806. Le 03 septembre 1807, le conseil municipal constata que la toiture de tuile et d'ardoise, en partie emportée par une tempête, devait être refaite, et qu'une brèche d'un mètre cinquante s'était ouverte dans l'une des tours de chevet. En 1809, l'effondrement de l'aile sud du cloître ayant ébranlé le mur latéral nord de l'église, entraînant des lézardes et endommageant une ogive, il fut nécessaire d'entreprendre de nouvelles réparations l'année suivante.
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La foi des fidèles, qui s'exprimait de nouveau lors des fêtes de l'invention de la Croix ( 03 mai ), et de l'exaltation de la Sainte-Croix ( 14 septembre ), se traduisit aussi par des dons qui permirent d'aménager peu à peu le sanctuaire. Au milieu du XIXe siècle, la description détaillée de Georges Boulangé, premier érudit à s'intéresser à l'ancienne abbatiale, nous montre un édifice bien entretenu et décoré.