| ETUDE
HISTORIQUE SUR L'ABBAYE DE BOUZONVILLE |
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Les premières restaurations, tendant à redonner à l'édifice son unité stylistique, commencèrent vers le milieu du XIXe siècle. Les fenêtres de l'absidiole sud, murées de l'intérieur, furent rouvertes vers 1865. Le projet de restauration de l'architecte diocésain Racine présente l'état des fenêtres du choeur vers 1860 : seules les baies de l'absidiole sud possèdent des remplages. En 1869, les encadrements des trois fenêtres de l'absidiole nord, dont les remplages avaient été supprimés avant 1855, furent refaits à neuf. La même année, le maître verrier Maréchal (1808-1887) posa des vitraux dans le choeur, et les absidioles. Ces derniers furent soufflés par une explosion au cours de la seconde guerre mondiale.
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Comme le montre le projet de restauration de l'architecte Racine, il fut question, vers 1860, de refaire la façade et le portail de l'église. Ce projet consistait à détruire l'avant-corps de façade, et à revêtir le portail et la façade de la tour d'un habillage néogothique. Le projet resta en suspens jusqu'à l'annexion de 1870, après laquelle il fut provisoirement abandonné. Cinq années plus tard, le conseil municipal remit ce projet à l'ordre du jour. En 1878, l'architecte communal E. Arnold dressa des plans pour cette façade, et établit un devis détaillé pour un montant de 8000 marks, comprenant un escalier pour aller au beffroi. Pour une raison qui nous échappe, ce projet ne fut jamais réalisé. En revanche, une tribune d'orgue déjà projetée par l'architecte Racine, fut construite en poutrelles métalliques par l'architecte Arnold. Le choeur fut à la même époque entièrement décoré par une peinture murale, dans le goût néogothique. Entre 1860 et 1889, les fenêtres des deuxième, troisième et quatrième travées nord furent percées, alors que celles du sud, en vis-à-vis, recevaient de nouveaux encadrements néogothiques. Ce furent les dernières restaurations importantes du XIXe siècle.