ETUDE HISTORIQUE SUR L'ABBAYE DE BOUZONVILLE
42/42

EPOQUE CONTEMPORAINE : AVATARS DE L'ANCIENNE ABBAYE ET DE L'EGLISE SAINTE-CROIX AUX XIXe ET XXe SIECLES

AMENAGEMENTS ET RESTAURATIONS DE L'EGLISE PAROISSIALE (1802-2001)

Restaurations de l'église au XXe siècle

Agrandissement

La première guerre mondiale épargna le sanctuaire. En 1932 et 1933, de nouvelles restaurations eurent lieu. Les devis prévoyaient le rétablissement par percée de deux ouvertures de fenêtres, condamnées dans " le mur au-dessus du transept ", et préconisaient en outre le décapage ou la retaille à neuf des nervures du voûtement, des colonnettes, des piliers recouverts d'un enduit, et la reconstitution de la sculpture des chapiteaux. Tous ces travaux ne devaient être entrepris, que sous réserve de l'accord de l'architecte des Monuments Historiques. De toute évidence, toutes ces opérations n'ont pas été acceptées, ou n'ont pu être effectuées. Les armes de la commune de Bouzonville vinrent certainement décorer la clef d'arc de l'entrée occidentale, à ce moment.


Agrandissement

La seconde guerre mondiale toucha plus durement, que la précédente, l'église Sainte-Croix. Outre les vitraux, il fallut refaire la flèche de la tour occidentale, endommagée par des tirs d'artillerie. Dès 1945, les réparations commencèrent par l'abaissement du sol du choeur. Deux ans plus tard, pour accélérer les travaux, la commune adhéra au "groupement départemental des propriétaires d'édifices religieux sinistrés de la Moselle". La mise hors d'eau fut effectuée en 1948 : la réparation de la toiture du clocher nécessita la démolition et le démontage de l'ancien bulbe, alors que les toitures des tours de chevet étaient réparées. Les ateliers Georges et Thomas de Valence posèrent, en janvier 1954, de nouveaux vitraux ayant pour thème la passion, et le mystère de la Croix. Enfin, en 1960, le coffrage et le ferraillage du beffroi s'avérèrent nécessaire.


Agrandissement

Dans les années soixante-dix, de nombreux travaux ont essayé de redonner à l'abbatiale sa splendeur passée. La sacristie reconstruite vers 1953, sur le flanc nord de l'église, à l'emplacement de l'ancienne sacristie du XIXe siècle, fut détruite en 1973. Une nouvelle sacristie fut aménagée dans le local nord de l'avant-corps de façade. Celui-ci fut alors doté d'une porte côté jardin, tandis que celle de l'ancienne sacristie, dans le collatéral nord, était murée. En 1974, la baie quadrangulaire de la chapelle absidiale fut remplacée par l'encadrement néogothique aujourd'hui en place, retrouvant ainsi une disposition ancienne. L'année suivante, la mince cloison intérieure de cette chapelle, percée d'une simple porte, fut démolie et remplacée par un arc brisé. Un dallage de travertin fut posé dans le choeur, sur une dalle de béton armé précontraint. Ces travaux mirent au jour les vestiges du choeur roman, et de nombreux sarcophages. La tribune d'orgue, devenue vétuste, fut démontée en 1977 : sa porte d'accès dans la façade occidentale fut alors murée. L'année suivante, les voûtes des deux premières travées de la nef, et de la première travée du collatéral nord, furent démontées et consolidées. A cette occasion, le portail occidental fut refait, ce qui permis de mettre au jour, sous le plaquage classique, l'ancien portail gothique et son tympan mutilé. L'encadrement intérieur de ce portail fut à ce moment refait en grès, en s'inspirant de la mouluration des encadrements des portes latérales. Il fut décidé de conserver le portail gothique et de le restaurer, tandis que des marches d'escalier neuves devaient achever les travaux entrepris sur ce portail. Dans le même temps, le haut de la tour clocher, et certaines parties du parement du chevet, furent repris en sous oeuvre.


Agrandissement

Après tant de vicissitudes, l'ancienne abbatiale Sainte-Croix fut inscrite en totalité, sur l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, le 25 mars 1980, et classée le 8 septembre 1999. Actuellement, l'ensemble de l'édifice est relativement bien conservé : seule la tourelle sud, légèrement vrillée sur sa base, donne quelques signes d'inquiétude. Souhaitons que le service des Monuments Historiques apporte son soutien et ses conseils à la commune de Bouzonville, pour conserver dans les meilleures conditions, cet édifice dont l'intérêt architectural et archéologique est indéniable.


Page d'Accueil