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ÉTUDE STYLISTIQUE SUR L'ABBATIALE DE BOUZONVILLE
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L'église est construit dans un matériau local : le grès. Si les matériaux, en général, importent peu dans les choix stylistiques du maître d'oeuvre ou du maître d'ouvrage, ils peuvent dans certains cas influencer la décoration, voire l'architecture de l'édifice. Les édifices construit en grès dans l'est de la France, pour des raisons pratiques liées à la géologie, ont de ce fait des caractéristiques communes. Le grès, roche sédimentaire, a une composition granulomètrique homogène. Ses qualités de dureté, de cohérence, de résistance en font une pierre parfaite pour la construction. Suffisamment tendre, elle est aussi adaptée au travail des sculpteurs, mais les sculptures sont particulièrement vulnérables à l'érosion. Ceci peut expliquer en partie une certaine simplicité, voire un certain dépouillement, dans les églises d'importance moyenne, construites dans ce matériau.
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Cet aspect architectonique et sculptural, souvent négligé, nous permet de rapprocher l'église Sainte-Croix de quatre édifices lorrains, antérieur à l'abbatiale de Bouzonville : la collégiale de Saint-Dié ( 1155 ), et l'église Notre-Dame de Mirecourt ( c.1320 ), de l'ancien diocèse de Toul, et les collégiales de münster ( 1248 ), et de Hombourg-Haut ( c.1254 ), du diocèse de Metz. Toutes ces églises ont en commun une certaine simplicité, dans le parti architectural adopté, sur lequel nous reviendrons, et dans la décoration. Celle-ci, comme à Bouzonville, confine au dépouillement. Seule la collégiale de münster peut se targuer de posséder une sculpture relativement abondante, quoique sans grande finesse. Cet aspect de l'étude nous permet de faire des premiers rapprochements formels, sans toutefois mettre en évidence de liens de parenté directs, qui peuvent par ailleurs exister.