ÉTUDE STYLISTIQUE SUR L'ABBATIALE DE BOUZONVILLE
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UNE ELEVATION ORIGINALE

Grandes arcades, chapiteaux et fenêtres hautes de la nef

Agrandissement

Les grandes arcades en arc brisé aigu, à double rouleau, du type de celle de Bouzonville, apparaissent au XIIIe siècle. Nous en trouvons de très semblables à l'abbatiale de Tholey ( c.1250 ). Les angles du transept ( XIVe ) et de la nef, de la collégiale de Saint-Diè, en offre aussi un bel exemple, qui évoque plus particulièrement l'arc doubleau fermant l'absidiole septentrionale de l'église Sainte-Croix. Les grandes arcades de la collégiale de münster ( XIVe ), et de l'église de Mirecourt ( XIVe ), rappellent aussi celles de Bouzonville avec toutefois un profil différent à Mirecourt, souligné par des tores. Nous remarquons que ce type d'élévation, à deux niveaux sans coursière, est largement répandu à cette époque dans les églises de moyenne importance.


Agrandissement

Les chapiteaux de Bouzonville, à corbeille nue, se retrouvent dans de nombreux édifices : à l'abbatiale de Tholey, terminée vers 1310, à la collégiale de Saint-Diè, ou à l'ancienne abbatiale de Remiremont. Les chapiteaux des colonnes engagées de cette église, évoquent ceux des supports du collatéral nord de Bouzonville. Dans le courant du XIVe siècle, ce type de chapiteaux, fréquent dans les églises des frères prêcheurs en Alsace, se rencontre surtout dans l'est de la Lorraine : nous en trouvons dans les nefs des collégiales de Hombourg-Haut et de münster, ou à l'église de Mirecourt. Les fenêtres hautes de l'église Sainte-Croix, à double lancettes redentées et oculus polylobé sont courantes aux XIIIe et XIVe siècles. Cependant, les oculi à quatre lobes seulement, comme nous l'avons dit, semblent être préférés aux roses polylobées. Nous en trouvons déjà dans le courant du XIIIe siècle, dans le choeur et le chevet de la cathédrale de Toul, avec des oculi à six lobes. A la fin du XIIIe siècle, nous en rencontrons dans le choeur de l'église Saint-Maurice d'Epinal ( c.1280 ).


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