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LES HOMMES
LUTHIERS : ÉCOLE ITALIENNE
Italie du nord.

Au début du XVIe siècle, la plaine du Pô, dans le nord de l'Italie, est une des régions les plus prospères d'Europe. Il n'est donc pas surprenant d'y trouver les premiers facteurs de violons. Ils travaillaient dans une région comprise entre Crémone, Milan, Brescia et Venise : Andrea Amati (1505-- 1577) et Antonio Amati (1555-1640) de Crémone, Gasparo da Salò (1540-1609) ou encore Giovanni Maggini (1581-1632) de Brescia sont les plus célèbres. Ceux-ci ne faisaient, à l'origine, que des violes et des lyres. Pour faire face à la demande croissante des musiciens, ces luthiers perfectionnèrent en l'espace de quelques années l'instrument qui allait devenir le violon. Il ne faut pas oublier les autres facteurs d'instruments, de luths, de lyres ou de violes, qui, sans se spécialiser dans la fabrication du nouvel instrument, firent aussi progresser l'art de la lutherie. On peut citer, pour l'Italie du nord, Giovani Kerlino, Tieffenbrücker, Giovan Giacomo dalla Corna, ou encore Zanetto da Montichiari. Ce centre de production italien, plein de dynamisme, exportait souvent pour les Cours étrangères. Il resta en effervescence durant près de trois siècles. Le centre de Brescia périclita dans la première moitié du XVIIe siècle. Celui de Crémone au contraire se développa au XVIIe et au début du XVIIIe siècle. Ainsi, l'art de la facture du violon atteignit des sommets dans cette ville dans les ateliers de Niccolo Amati il Grande (1596-1684), d'Antonio Stradivari, dit Stradivarius (1644-1737), de Carlo Bergonzi (1687-1747) ou encore de Giuseppe Guarneri del Gesù (1698-1744). Au début du XVIIIe siècle, des centres de production secondaires apparurent dans les villes de Venise et de Mantoue, mais aussi à Milan, Naples et Turin. Ces centres de lutherie détrônèrent finalement la suprématie de Crémone, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle.

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  Luthiers
  Compositeurs
  Violonistes
Stradivarius, 1707.
Violon d'Antonio Stradivari, 1707.
 
Ville de Crémone