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TECHNIQUE DU VIOLON BAROQUE
LE JEU
Jeu du violon baroque, Baburen, 1623.

 

La sonorité chantante du violon, proche de la voix humaine de soprano, se prêtait aussi bien à des pièces brillantes et rapides qu'à des mélodies plus lentes. Comme aujourd'hui, on pouvait produire des effets sonores variés grâce à des techniques spécifiques. L'art de disposer des ornements sur une mélodie écrite pour l'enrichir, ou ornementation, était un art souvent pratiqué pendant la période baroque. Surtout utilisé dans les mouvements lents, les ornements étaient improvisés par les violonistes. Le pizzicato, illustré brillamment par Niccolo Paganini au XIXe siècle, consistait à pincer les cordes avec la main droite près du chevalet, avec la main gauche près du sillet. Le tremolo, utilisé dès le début du XVIIe siècle par Monteverdi, consistait à déplacer rapidement la pointe de l'archet sur une corde. Pour produire un son flûté et cristallin, on jouait déjà près du chevalet ou Sul ponticello. Depuis Carlo Farina (1600-1640), on jouait aussi en utilisant la baguette de l'archet, ou col legno. On jouait parfois des harmoniques, en appuyant légèrement les doigts de la main gauche sur certains points de la corde, obtenant un son très aigu, proche de celui de la flûte. On jouait aussi glissando, en faisant glisser les doigts de la main gauche le long de la corde, de haut en bas, afin de produire un son ascendant ou descendant. Cet effet se trouve notamment dans les partitions de Biber et celles de Farina. Pour le violon et les instruments de la même famille, on employait parfois une sourdine, petit appareil de bois ou de corne qui se plaçait, comme aujourd'hui, sur le chevalet pour en atténuer les vibrations.

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  Panorama
  Origines
  Consécration
  Art de jouer
Position de jeu, Jan Steen, 1665.
Tenue du violon baroque, 1665.