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TECHNIQUE
DU VIOLON BAROQUE
LE JEU |
La sonorité chantante du violon, proche de la voix humaine
de soprano, se prêtait aussi bien à des pièces
brillantes et rapides qu'à des mélodies plus lentes.
Comme aujourd'hui, on pouvait produire des effets sonores variés
grâce à des techniques spécifiques. L'art de
disposer des ornements sur une mélodie écrite pour
l'enrichir, ou ornementation, était un art souvent pratiqué
pendant la période baroque. Surtout utilisé dans les
mouvements lents, les ornements étaient improvisés
par les violonistes. Le pizzicato, illustré brillamment par
Niccolo Paganini au XIXe siècle, consistait à pincer
les cordes avec la main droite près du chevalet, avec la
main gauche près du sillet. Le tremolo, utilisé dès
le début du XVIIe siècle par Monteverdi, consistait
à déplacer rapidement la pointe de l'archet sur une
corde. Pour produire un son flûté et cristallin, on
jouait déjà près du chevalet ou Sul ponticello.
Depuis Carlo Farina (1600-1640), on jouait aussi en utilisant la
baguette de l'archet, ou col legno. On jouait parfois des harmoniques,
en appuyant légèrement les doigts de la main gauche
sur certains points de la corde, obtenant un son très aigu,
proche de celui de la flûte. On jouait aussi glissando, en
faisant glisser les doigts de la main gauche le long de la corde,
de haut en bas, afin de produire un son ascendant ou descendant.
Cet effet se trouve notamment dans les partitions de Biber et celles
de Farina. Pour le violon et les instruments de la même famille,
on employait parfois une sourdine, petit appareil de bois ou de
corne qui se plaçait, comme aujourd'hui, sur le chevalet
pour en atténuer les vibrations.
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Tenue du violon baroque, 1665.
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