Le montage comprend différents éléments :
- Les chevilles d'ébène, de buis ou de palissandre, autour desquelles
s'enroulent les cordes pour l'accord.
- Le chevalet d'érable sur lequel s'appuient les cordes au centre
de la table, de 2 mm d'épaisseur à l'arête supérieure, finement
découpé. Son arrondi supérieur présente quatre encoches pour recevoir
les cordes. Sa place, son épaisseur et ses dimensions calculées
au millimètre ont une influence considérable sur la sonorité de
l'instrument : c'est lui qui communique les vibrations des cordes
à la table.
- Le cordier, triangle d'ébène fixé à la caisse par un bouton de
cordier au moyen d'une attache. Il maintient les cordes tendues
du côté de la caisse.
- Le bouton de cordier en ébène. Fixé dans le tasseau inférieur,
il maintient le cordier à la caisse par une attache.
- L'attache de cordier, autrefois en boyau naturel, aujourd'hui
en nylon et en métal, forme une boucle pour relier le cordier à
son bouton.
- Les quatre cordes (sol, ré, la, mi), tendues par les quatre chevilles
réglables du chevillier et maintenues par le cordier. Les cordes
passent au-dessus de la touche et de la table d'harmonie, ne reposant
que sur le sillet de touche et sur le chevalet. Les cordes sont
en métal ou en métal filé. La corde mi, ou chanterelle, est simplement
composée d'un fil d'argent. Les autres cordes sont dites filées
car elles sont composées d'un fil principal, l'âme de la corde,
autour duquel est enroulé un second fil de métal, formant le filetage.
Leur tension est de 30 kg, et la pression exercée sur le chevalet
est de 12 kg.
Les cordes constituent, avec le chevalet, les chevilles, le cordier,
l'attache et le bouton de cordier, le montage de l'instrument. Leurs
remplacements n'altèrent pas foncièrement la sonorité de l'instrument.
Ces pièces ne sont généralement plus fabriquées par le luthier.
Ce sont des pièces de série que le luthier doit adapter à chaque
instrument. Leurs réglages s'équilibrent réciproquement.