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ETUDE
DESCRIPTIVE
CONSTRUCTION DU VIOLON |
Le choix des pièces de bois de construction, épicéa et érable,
est primordial dans la fabrication. Aujourd'hui, les luthiers s'adressent
à des fournisseurs spécialisés pour trouver le meilleur bois de
lutherie. La sonorité du bois brut est déterminante. Les planchettes
de bois formant la table et le fond sont tout d'abord collées bord
à bord. C'est l'opération de jointure.
Le choix du modèle, parmi différentes formes aux dimensions standards,
détermine ensuite les caractéristiques formelles du futur instrument.
Les tasseaux et les coins sont provisoirement collés sur une forme
interne en contreplaqué. Ils reçoivent ensuite les éclisses, préalablement
pliées au fer chaud. Les contre-éclisses sont alors collées sur
les éclisses. Ce montage permet de dessiner les contours de la table
et du fond.
Tables et fond sont alors sciés, avant d'être creusés ou sculptés
à la gouge. Le travail des voûtes donne au violon sa vigueur et
sa personnalité. L'épaisseur des voûtes et leurs courbures influent
considérablement sur le son. Les voûtes hautes donnent des instruments
plutôt doux alors que les voûtes basses donnent des instruments
plutôt puissants. La flexibilité du bois détermine ces paramètres.
Le travail de marqueterie consiste à tracer les rainures sur la
table et le fond, et à coller les filets. Les filets sont composés
de douze lamelles collées, de 2 millimètres d'épaisseur, alternant
ébène et érable. Les FF sont dessinés sur la table et découpés.
La barre d'harmonie, d'une longueur de 28 cm, est ensuite ajustée
sous table et collée. Le fond, terminé, est collé sur les tasseaux
et les éclisses. Le moule interne, toujours en place, est alors
retiré de sa gangue. La table peut à son tour être collée sur les
éclisses, maintenue à l'aide de vis à tabler, fermant définitivement
la caisse du violon. Le manche et la volute sont taillés et sculptés
dans un seul bloc d'érable. Le manche est fixé ensuite à la caisse,
enclavé dans le tasseau supérieur. La touche est collée sur le manche
et l'instrument vernis. Le montage peut alors commencer.
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Luthier, Encyclopédie, 1751-72.
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