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RESTAURATION
DE
LA CATHÉDRALE DE METZ
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La zone du chantier de la cathédrale de Metz était délimitée par une palissade, fermant l'accès aux échafaudages. Les échafaudages utilisés sont livrés en kit et montés sur place.
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Le kit standard de l'échafaudage, en fer galvanisé, comprend :
-des
perches de 1,57 mètre à 3,07 mètres, portant des coupoles
d'assemblage tous les cinquante centimètres. Les coupoles, remplaçant
les anciens colliers à vis, sont soudées aux perches et participent
à la solidité de l'ensemble. Elles présentent huit orifices
permettant autant de raccordements.
-
des pieds réglables à vis et papillons de serrage, s'emboîtant
dans les perches. des
consoles triangulées remplaçant les perches d'angles aux endroits
où il n'est pas possible d'en monter.
-des
traverses de 0,73 et 1,07 mètre, munis de clavettes. Ce dispositif permet
un assemblage facile, à l'aide d'une simple massette. Les clavettes sont
solidaires des mâchoires des traverses.
Pour éviter les incidents, l'échafaudage était fixé au mur de l'édifice, à l'aide de chevilles (14X70mm) et de tire-fond (14X170mm), les chevilles étant fixé dans les carreaux, et les tire-fond, dans les joints. Des madriers de 1 à 4 mètres de long, posés sur les traverses, constituaient un plan de travail stable. Des orifices dans le plancher étaient ménagés pour y placer des échelles métalliques, assurant la circulation verticale. Un ascenseur monte-charge permettait en outre d'accéder aux trois principaux niveaux des échafaudages, doublant ainsi le dispositif d'escaliers.
Ce matériel, à la fois simple et résistant, nous éloigne des échafaudages de bois, lourds et fragiles, des bâtisseurs de cathédrale. Au moyen âge, les accidents de travail, dus à des ruptures de madriers, comme celui de Guillaume de Sens à Canterbury ( XIIe siècle ), n'étaient pas rares.