RESTAURATION DE LA CATHÉDRALE DE METZ
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OPERATIONS D'UN CHANTIER DE RESTAURATION

POSE DE GOUJONS ET D'AGRAFES

Agrandissement

Comme nous l'avons vu, des goujons de cuivre sont généralement utilisés pour sceller les éléments moulurés. Ils le sont également pour consolider, à titre préventif, ou reconstituer des parties sculptées fragmentées. Les éléments des sculptures, appartenant aux gargouilles et chimères, ainsi que les crochets des corbeilles, sont ainsi goujonnés puis collés. Des goujons plus longs sont utilisés pour les pinacles des contreforts. Après dépose des éléments supérieurs, sur une hauteur de 2,50 mètres, un orifice axial est pratiqué dans chaque élément du pinacle(perceuse à percussion, mèche de 30 mm de diamètre). Un goujon de 2,50 mètres de long est placé verticalement dans ces éléments, puis noyé dans du coulis. Trois goujons supplémentaires sont placés en triangle, autour de l'axe, pour renforcer l'élément sommital. Le jointoiement horizontal des pinacles est effectué ensuite normalement. Dans certains cas, le goujon est placé horizontalement, comme tirant, entre le contrefort et le pinacle. Enfin, des goujons du même type peuvent être utilisés pour remplacer des agrafes anciennes.


Agrandissement

A Metz, les agrafes rouillées de la volée supérieure de certains arcs-boutants, ont été remplacées par des goujons obliques, placés de part et d'autre de la goulotte supérieure. Cette méthode de goujonnage fut notamment appliquée, avec succès, sur un arc-boutant qui ne remplissait plus son rôle de contrebutement, et reposait sur un contrefort accusant un dévers de 12 cm par rapport à l'aplomb du mur !

Agrandissement

La pose d'agrafes est connue depuis la haute antiquité, mais son application n'a pas toujours été heureuse. Les Grecs, dès le Ve siècle avant notre ère, noyaient les agrafes de bronze dans du plomb, pour éviter les risques de rouille et d'éclatement de la pierre. Les constructeurs du Moyen Âge procédaient également de cette manière. Nos architectes des XVIIIe et XIXe siècles semblent parfois avoir méconnu cette règle. Oubli d'autant plus regrettable que certaines parties de la cathédrale de Metz, comme d'autres cathédrales en Europe, sont littéralement bardées de fer. En cas de restauration, le remplacement de ces agrafes "récentes" est donc systématique. Généralement, des nouveaux trous sont percés à côté des anciens. L'emplacement est strié à l'aide d'une disqueuse, puis taillé avec un marteau pneumatique à la dimension de l'agrafe. L'agrafe en laiton, de 25 à 50 cm de long, est collée à la résine, puis scellée dans du mortier de finition. Dans le cas des pinacles, les agrafes sont placées en quinconce, une assise sur deux, leur taille diminuant vers le sommet.

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