LES VITRAUX D'HERMANN DE MÜNSTER DE LA CATHÉDRALE DE METZ
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ICONOGRAPHIE DE LA PARTIE SUPERIEURE DE LA VERRIÈRE OCCIDENTALE D'HERMANN DE MÜNSTER

Agrandissement

L'oeil de la rose présente une étoile blanche et or à 8 branches, sur un fond bleu, entouré de 4 lobes rouges. Chaque quartier de la rose présente 5 cercles concentriques d'étoiles, et 2 fleurs de Lys d'or stylisées vers le centre, donnant un effet dynamique centripète à la composition. De petits compartiments ornés d'étoiles séparent trilobes à fond rouge, et quadrilobes à fond bleu. Ces derniers contiennent 16 anges représentés à mi-corps, et tournés vers le centre, dans des médaillons circulaires. Leur chevelure est blonde, leurs ailes blanches et or, et leurs nimbes dorés ou bleus. Les anges des quadrilobes tiennent le livre des évangiles. Tous lèvent une main vers la Crucifixion de l'écoinçon supérieur.

Cette scène se développe sur les 5 ajours: au centre, nous trouvons le Christ en croix, encadré par la vierge Marie à gauche, par saint Jean l'évangéliste à droite, et par 2 anges thuriféraires aux extrémités. Sous la rose, 4 quadrilobes à fond bleu et 7 écoinçons à fond rouge assurent la liaison avec la partie inférieure. Le visage du Christ, ceint d'un nimbe crucifère bleu, apparaît dans l'écoinçon central, entouré par 3 lettres majuscules gothiques: F.H.S, vraisemblablement pour F(ilius) H(ominis) S(alvator). De part et d'autre, saint Pierre et saint Paul, portant son épée, sont présents dans les quadrilobes inférieurs. Légèrement au-dessus, 2 anges pointent leur index vers la Crucifixion, dans de petits compartiments trilobés.

Enfin, les quadrilobes restants et les écoinçons extrêmes abritent 6 anges musiciens: à droite, nous trouvons un joueur de harpe, et deux joueurs de luth, à gauche, le premier tient la soufflerie d'un orgue portatif, le suivant une vičle à archet, le dernier un psaltérion. Ces instruments, communs à la musique profane et religieuse, sont souvent représentés pour évoquer la musique céleste, la tradition médiévale se référant à David pour justifier leur usage liturgique.


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