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LES
VITRAUX D'HERMANN DE MÜNSTER DE LA CATHÉDRALE DE METZ
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Les verrières associant les personnages de l'Ancien et du Nouveau Testament se répandent au XIIIe siècle. Mais ces programmes connaissent à la fois plus de rigueur et plus d'ampleur au XIVe siècle. La verrière occidentale de la cathédrale de Metz, composée après la verrière de la chapelle Sainte-Catherine de la cathédrale de Strasbourg (c. 1340), et peu de temps après celle de cathédrale d'Altenberg (c.1375), est représentative de cette tendance. Elle est contemporaine, en France, des vitraux royaux d'Evreux qui adoptent aussi ce cadre en perspective, sans qu'il y ait de liens directs entre ces vitraux. Par contre, une influence est très nette sur les verrières du transept de Saint-Gengoult de Toul (c.1395), où nous retrouvons le modèle des baldaquins de Metz. Le programme iconographique, élaboré par le chapitre de la cathédrale, est cependant spécifique. Il montre à la fois une recherche originale et savante, dans le choix des citations et des textes, et un souci de clarté dans la démonstration théologique. La collaboration fructueuse, du maître verrier Hermann de Münster et des chanoines, nous offre en outre un témoignage précieux, de l'art du vitrail en Lorraine au XIVe siècle. En effet, si l'activité architecturale ne connaît pas de ralentissement pendant cette période, peu de décors vitrés nous sont parvenus : seulement trois édifices possèdent des vitraux du XIVe siècle. L'église Notre-Dame d'Avioth présente quelques fragments, la collégiale Saint-Gengoult de Toul, deux verrières, et sans commune mesure, la cathédrale Saint-Étienne de Metz, l'ensemble occidentale. L'oeuvre d'Hermann de Münster illustre donc, majestueusement, un moment essentiel de l'histoire du vitrail en Lorraine.